C'est marrant tout ces jeunes qui backpackent en Australie, leur blog s'inspirent pour ainsi dire un peu de la littérature de formation et voyage ; il y a une patte profondément fictionnelle là-dedans dans ces gros blogs kleenex fait pour dégoûter ceux qui sont rester au bureau : l'industrie de la banane est injuste, les grosses araignées, ça fait peur, les étrangers sont méchants ou incompréhensibles : bref, les Koalas en peluche se prennent pour Raoul Duke.
Pourtant ça laisse une trace de cette trajectoire cyclique d'inspiration qui remonte au voyage de Télémaque et va miroiter jusque dans le Sur la Route de Kerouac, dans des pages brûlantes comme le soleil blanc du Mexique et parfumées comme la bonne terre humide et nourricière de l'Arkansas.
Son blog de voyage va bientôt fermer ses portes, il est donc clos et théoriquement parfait, je vous laisse découvrir
Avant de partir Fifi
écrivait sur le blog orange de flu. Sur ce billet, il parle
des aspects qu'il aimait
pas du blogging pro (mais c'est plutôt marrant, je
vous jure).
Je l'ai même entendu rire parfois, d'un rire juvénile et mal abouti. C'est à peine si je l'ai vu grandir et entendu muer, il m'a pourtant semblé parfois qu'il prenait force et courage, patiemment, notules après notules, mais pour aller faire le tour de l'Australie et vivre son expérience à fond de vie en concubinage avec deux filles et un van. Pour s'accomplir, il faut que l'homme de demain se frotte à de nouvelles expériences, à de nouveaux peuples, au rudes travaux des champs de la banane, mais ose aussi inventer de nouvelle manière de vivre aux frontières du carcan social et de la pseudo moralité judéo chrétienne.
Fifi, c'est l'homme de demain, celui qui s'est levé et qui a dit non.
En Australie, Fifi travaillait sa puissance hésiodique et tenait un blog trés proche du réel. Il se partageait entre deux femmes et gagnait sa vie en ramassant des bananes et des haricots.
Fifi rentre demain.
Faut que je fasse attention avec les photos persos Life on Mars a aussi un dossier sur moi.







