Le Grand Jeu ne cherche que l’essentiel.
[...]
L’essentiel n’est rien de ce qu’on peut imaginer. [...]
il faut braver [...] la vraie mort [...], la folie sans
issue de celui qu’on abat comme un chien, [...] la syphilis,
la lèpre léonine, le mariage ou la conversion
religieuse.
[...] ceux qui
jouent le Grand Jeu sont à chaque instant
près de tomber[...] ils risquent sans cesse le supplice de
l’homme qui [...] se coupe
d’abord la main gauche et ne sait plus comment couper la main
droite [...] (Certains
appellent cette situation un compromis.)
[...]les membres du Grand Jeu
font [...] un certain
nombre de découvertes qui peuvent [...] faire rougir le public. Ils les lui
donnent.
Il s’agit avant tout de faire désespérer les
hommes d’eux-mêmes et de la société. De
ce massacre d’espoirs naîtra une Espérance
sanglante et sans pitié : être éternel par
refus de vouloir durer. Nos découvertes sont celles de la
dissolution [...] Car toute
organisation périt lorsque les buts s’effacent
[...]
Ainsi s’émietteront les idoles [...]
Il est inutile de [...] nommer [...] les goules que le Grand Jeu nourrit dans des locaux réservés à cet usage savent se nourrir de ces cadavres [...].
N.B.
- Pour les personnes qui nous interrogent au sujet du Grand
Jeu, nous répondons une fois pour toutes à
n’importe quelle question : " Oui et non ". Nous sommes ainsi
les premiers à faire servir la vanité du discours
à quelque chose. Au surplus, nous ne ménagerions pas
les conseils à ceux qui auraient le courage de nous
interroger sans niaiseries ni restrictions
mentales.
La Direction