Accueil Date de création : 09/03/07 Dernière mise à jour : 21/07/08 23:21 / 76 articles publiés

Certain appellerait çà de l'ambition...  posté le mardi 20 mai 2008 00:18

" Ma force, ma capacité à réaliser dans les meilleures conditions tout ce que j'entreprends, je la puise dans ma volonté de me dépasser chaque jour et d'aller au-delà de toutes mes réalisations passées. (certain appelle celà de l'ambition)."Il y a des jours, le web te tend les bras comme un gâteau à la crême... Je suis tombé sur une présa CV tellement à la con que je m'en mords les joues. Le web, çà m'a confirmé un truc. A l'image de cette plate-forme. Individuellement les gens n'ont pas de talents. Tout le monde vient pour mettre sa petite personnalité à l'épreuve des autres. Quand on a à faire à quelque chose qui tranche, les gens médiocres le sanctifie en espérant récupérer des miettes du talent en s'appropriant le rôle de découvreur. Comme je l'ai fait pour barbarianeve par exemple, ou pour melchior, mais melchior c'est différent... Oui, je parlais de moi aussi en mettant les gens... Je m'incluent dedans quoi... J'ai envie d'arriver dans ce post à des épures trés adaptables qui me serviraient de grandes lignes à la compréhension du monde extérieur... Pas des principes philosophiques, juste des simplifications stupides comme les employés des renseignements téléphoniques. ça ne vous est jamais arrivé quand vous appelez un des ces mongoliens qu'ils ne vous donne pas un renseignement qu'il vous avait donné une semaine plus tôt. Ces abrutis sont vraiment la meilleure pub pour l'annuaire on-line. Faute à la cadence décérébrante et au principe des hot lines mal foutues qui te disent bonjour et te demandent ce que tu cherches pendant que l'employé est en train de se remettre de la dernière bordée d'insultes qui l'a pris sur la tête. C'est l'industrie à deux piastres de la modernité ambiante, la décérébration au service de l'insulte. Quand je veux être narquois, amer ou juste désagréable j'appelle le service des renseignements payants qui étanchent à merci l'ambiance haine de soi en fournissant des tombereaux d'oreilles et de doigts serviles et corvéables à merci. J'épelle et j'insulte, jusqu'à épuisement de mon courroux les sous-hommes de la hot line la plus minable du monde. Les haïr, me permet de retrouver le peu d'estime de moi que la vie m'a emmené. Quand je passe sous les tunnels, je leur dis des choses sales. Tout ce que j'aimerai les voir faire derrière leurs téléphones... Oh oui... je sais... c'est tellement classique tout çà... comme perversion. Depuis Sade, on a pas fait mieux... Moi, mon kiff (à part d'écrire des trucs d'auto-célébration) c'est d'insulter les gens de centrale d'appel... J'aime bien la SNCF aussi... La Sncf, ils ont une sorte d'autorité naturel du mec intègre et assermenté que tu peux pas prendre en faute... Genre quoi ? Le train, il est pas à l'heure ? Mais je sais pas pourquoi moi ? Qu'est ce qui se trame ? Vous êtes sûr de pas avoir faire d'erreur sur les billets ? ou genre... mais c'est pas de notre faute le bordel... Y a un cathéter qui est tombé sur la voie on a pas fait exprès... Ou le classique... bah quoi ! Les gens ils se jettent sous les trains et après t'arrivent en retard ! Mais nous on y peut rien si ta société elle est pourri... Mon banquier, j'aime bien aussi ! Une finesse le téléconseiller banquaire ! Généralement une meuf qui t'appelle deux fois par an pour te proposer de reprendre un cinquième crédit. Filer son numéro de téléphones a un banquier, quand t'as pas de sous c'est pas la bonne idée. Il t'appelle tout le temps après. C'est comme ton nouveau copain paternaliste qui t'aime pas. C'est des coups de "oui, mais il faut reprendre un crédit sinon tu meurs..." Les crédit revolving au crédit lyonnais, ils avaient un nom de code : "le crédit pour le con" mais bon, c'est de bon temps maintenant, les pubs pour Cofidis on trmplacées les pubs pour la Margarine e belle des Champs est morte à crédit ou fabriqué en Ukraine. Le prochain post de ce blog s'appellera : "parlons-en des étrangers !"

 

lien permanent

L'homme qui valait que dalle...  posté le samedi 17 mai 2008 00:19

J'avoue je me suis endormi à la fin du poste apocalyptique qui racontait une jeunesse qui se voulait folle et un peu rassurante... Un post un peu folie avec des adresses au lecteur en veux-tu en voilà et du style bien chaud bien parisien bien gouailleur comme on en fait plus... On avait dit qu'on repeignait la maison avec des adjectifs comme chamarré ou multicolore... trêve de décharge. J'ai rencontré ce soir là un mec qui était clochard et visiblement handicapé et qui voulait que je lui donne mon numéro pour devenir le nouveau Danny Boon. A l'époque Danny Boon était assez anecdotique... C'était il y a une dizaine d'année et pendant qu'il jouait au point virgule ces numéros de clowns attardé attachant - respect aux gens du Nord, mais à l'époque on savait pas vraiment que c'était régional et les Deschiens trustait le devant de la scène des numéros de consanguins alcooliques. - Kad finissait des animations biactol pour Oui FM au Globo -Rock'n Roll Circus - et lâchait son job de garde chiourme insomniaque pour rentrer dans la vie active du show-business sur l'air de pour moi la vie va commencer... Et bien alors que ces deux-là rentraient de plein pied dans la maturité de leur Art, le mec roux s'agrippait à ma manche pour me demander de l'aider à les y rejoindre, de lui lâcher une tournée, une salle n'importe quoi... Même un one shot à la classe (célèbre émission de chansonnier de la fin du XXe siècle animé par Fabrice, remplacé dans le courant des années 90 par les Guignols de Bruno Gaccio). J'ai pas saisi ma chance de producteur ce soir-là, mais je pense que çà a été un appel. Comme une rencontre avec quelque chose que je reverrai jamais de vie. Avec les années qui passent, je me dis que je suis passé à côté du talent comique du XXie siècle qu'il est peut-être mort de froid dans la rue et que d'une certaine manière c'est ma faute. C'est çà la culpabilité dont je vous parle. Le poids des trucs que je sens comme raté et qui jonche tout le long de mon petit chemin de vie. C'est pas seulement les livres que j'ai pas écrit (çà serait trop mesquins) mais tout ceux que j'ai pas fait paraître, tous les auteurs en herbe que j'ai dégoûté d'écrire par mes remarques puantes et condescendantes, tous ces stagiaires que j'ai empêché de vivre, tout les amis à qui j'ai craché tout les mois à la gueule des feuillets incomplets, les balbutiements avortés de fiction tués dans l'oeuf. On se sort jamais des problèmes de celui qu'on est pas. On parlera désormais beaucoup d'estime de soi et d'auto-dépréciation. On emploiera avec un à propos relatif les termes baudelairien, intraséquement et héautontimoroumenos. Encore une anecdote, ou une partie pour parler du blog, de moi de vous... Le même soir nous avions passé dans un bar que j'apprendrai à connaître quelques années plus tard. Les années d'apprentissage de l'alcoolisme. Je me souviens encore de mettre fait traîner dehors par cette ami qui ne supportait pas mes autres camarades de lycée qui fêtait la fin du bac. Chaque semaine du bac de mes années d'après j'ai vu dans cette rue les mêmes scènes dramatiques se rejouer, se superposant les unes sur les autres... Remontant encore et encore l'anecdote séminalement baudelairienne du quartier et ses ouvriers qui s'entre-appuyaient sur les côteaux de la Montagne Ste Geneviève. Si vous avez pas, vous pourriez par exemple consulter "Du Vin et du Haschisch." Moi je vais dormir.
lien permanent

L'homme qui voulait être Danny Boon  posté le vendredi 16 mai 2008 00:49

Le blog d'Eve Sandoval déchire.  Et c'est sur cette plateforme... Ici

Bon moi, çà fait longtemps que j'ai plus rien écrit parce que j'ai honte et pas d'idée. En même temps hier, en relisant quelques uns de mes fils rss, je me suis dit est-ce qu'il faut vraiment des idées pour écrire sur un blog. Je pourrais leur coller un enième slide ou un film de Debord... Ils en auraient rien à foutre... Mais bon.

Et encore qui le lira. J'admire le côté vie intérieure exposé mais je le réserve à mes carnets noirs depuis mes quinze ans. Des salles carnets à spirales de mes quinze ans qui sont devenus des petits carnets d'intellectuels (oui, celui de Bruce Chatwin et d'Hemingway, vous aussi vous allez à la fnac). Une écriture bien serrée qui vise à recouvrir toute la page de signe trés trés serré, des notes, des impromptus, des ébauches d'histoires et des poésies avortées. Il faut bien admettre que mon approche de la fiction si elle ne pue pas encore la haine de soi, sent le foutre rance et renfermé des années d'adolescence. J'aurai honte d'infliger à un lecteur quelqu'oncque, comme toi O ami de passage sur ce blog ou sur cette terre, une telle vision de mes entrailles et de la guerre de tous contre tous que j'entreprenais de me livrer à moi-même.

Mais bon... je dois revenir là-dessus, j'ai lâché d'écrire, il y a un peu plus d'un an, et j'y suis revenu péniblement en redécouvrant le principal moteur de cet acte. Une cure à mon anxiété. Non pas, le fait de mettre des scènes et d'élaborer des fictions par écrit, mais bien le fait de griffonner à en perdre le langage. Les griffonnements continuent et la concentration dissippe cet état naturel anxieux qui m'accompagne au quotidien. La culpabilité s'évanouit pour quelques heures. Je redeviens occuppé et investit de moi.

Une de mes grosses erreurs a été une incompréhension d'une maxime de Céline : en bref, je croyais que pour bien écrire, on devait forcément écrire avec ses tripes. Faux. Mes tripes tout le monde s'en fout. Je comptais m'en servir pour simuler la tripe, mais çà aussi çà a foiré. Ma seconde erreur a été de croire que "ce qui ne tuait pas rendait plus fort". Pourtant on m'avait dit à la fac de lettres "Omnes vulnent, ultima necat." J'ai essayé de mettre tout çà en perspective. J'ai pas trés bien réussi... Mais enfin si tu es là aujourd'hui et que tu cherches une histoire, t'es bien tombé. Je raccourcirai peut-être des passages. J'ai pas envie de te raconter ma vie. C'est pas pour rien que je porte un masque... mais on va dire que c'est une histoire qui est arrivé à un trés bon ami à moi... et que ce trés bon ami à moi, me l'a raconté un matin en sortant d'un bar qui s'appellait le Polly Magoo (pas ce Polly Magoo là... l'autre celui d'avant). Le soleil se levait et on était enivré de vie et de bière et de toutes ces périphrases faciles qu'on trouvait dans les mauvais polars qu'on corrigeait à l'époque. On s'est posé en face de Notre Dame pour ressasser les épisodes de notre jeune camaraderie. Nous allions tout les deux devenir des jeunes auteurs éminemment connus, moi, grâce "tenebris muliebrum", une critique sociale mordante des moeurs adolescente de la classe moyenne sous la forme d'un slasher en forêt et lui, grâce à un récit, de dark cyberpunk japonais chantant les vertus du néo-libéralisme.
 Je me  souviens d'avoir vu ce gars alors ou alors ces cheveux roux, en premier. Un petit mec allongé par terre, la tête rentrée dans un blouson demi saison qui dormait la face contre le sol. On s'est rapproché un peu gênés.  J'avais toujours jusqu'alors limité mes contacts au maximum avec les gens qui dormaient dans la rue. Leurs manière insistante de demander de l'argnet me mettait mal à l'aise. Le fait que certains soient atteints conjointement de handicap physique et de tares psychologiques profondes me faisaient peur. La compagnie des manchots et des psychotiques m'est déplaisante. Les handicapés physiques et les schizophrènes m'inquiètent et me font peur. Je ne veux pas faire de discriminations dans mon court récit - il  est pratiquement terminé -juste vous expliquer comment mes réactions plutôt vive à l'idée de réveiller quelqu'un qui dormait dans la rue pour lui offrir le petit déj au café, ont été ont été déjouée par mon pote. Comment je me suis retrouvé à escorter prendre un café un type qui avait le visage strié de griffures.  Comment je me suis assis avec lui et commandé un café un pain au chocolat pendant qu'il me tentait en tremblant de me raconter son parcours.
 Grossièrement mon ami à jouer sur mon orientation politique opposé à la sienne quand je me suis détourné de la loque dans la rue, il a fait valoir que si on faisait rien, les seuls habilités à s'en occupper était soit les gendarmes soit les curés. Je suis tombé dans le panneau, et trois quart d'heure après je me supportais ce poids (et croyez moi un vieux poivrot, même malingre, çà pèse un âne mort).

Un peu après son deuxième café, Lans nous racontait ses diffilcutés tant bien que mal. Hélas, nous ne parlions pas trés bien aussi... Assez pour savoir que ce mec était revenu en France pour tuer Danny Boon qui avait nuit au développement du croyais-je... Jusqu'à ce que le gars nous lance un nouveau défi, nous ne pouvons rien faire.

lien permanent

Le Grand Jeu censuré  posté le mardi 15 avril 2008 17:40

Le Grand Jeu ne cherche que l’essentiel. [...]

L’essentiel n’est rien de ce qu’on peut imaginer.  [...]

il faut braver [...] la vraie mort [...], la folie sans issue de celui qu’on abat comme un chien, [...] la syphilis, la lèpre léonine, le mariage ou la conversion religieuse.
[...] ceux qui jouent le Grand Jeu sont à chaque instant près de tomber[...] ils risquent sans cesse le supplice de l’homme qui [...] se coupe d’abord la main gauche et ne sait plus comment couper la main droite [...] (Certains appellent cette situation un compromis.)
[...]les membres du Grand Jeu font [...] un certain nombre de découvertes qui peuvent [...] faire rougir le public. Ils les lui donnent.
Il s’agit avant tout de faire désespérer les hommes d’eux-mêmes et de la société. De ce massacre d’espoirs naîtra une Espérance sanglante et sans pitié : être éternel par refus de vouloir durer. Nos découvertes sont celles de la dissolution
[...] Car toute organisation périt lorsque les buts s’effacent [...]
Ainsi s’émietteront les idoles
[...]

Il est inutile de [...] nommer [...] les goules que le Grand Jeu nourrit dans des locaux réservés à cet usage savent se nourrir de ces cadavres [...].


N.B. - Pour les personnes qui nous interrogent au sujet du Grand Jeu, nous répondons une fois pour toutes à n’importe quelle question : " Oui et non ". Nous sommes ainsi les premiers à faire servir la vanité du discours à quelque chose. Au surplus, nous ne ménagerions pas les conseils à ceux qui auraient le courage de nous interroger sans niaiseries ni restrictions mentales.

 

La Direction

lien permanent

Debord - Le Jeu  posté le mardi 15 avril 2008 17:38

lien permanent