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L'homme qui voulait être Danny Boon  posté le vendredi 16 mai 2008 00:49

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Le blog d'Eve Sandoval déchire.  Et c'est sur cette plateforme... Ici

Bon moi, çà fait longtemps que j'ai plus rien écrit parce que j'ai honte et pas d'idée. En même temps hier, en relisant quelques uns de mes fils rss, je me suis dit est-ce qu'il faut vraiment des idées pour écrire sur un blog. Je pourrais leur coller un enième slide ou un film de Debord... Ils en auraient rien à foutre... Mais bon.

Et encore qui le lira. J'admire le côté vie intérieure exposé mais je le réserve à mes carnets noirs depuis mes quinze ans. Des salles carnets à spirales de mes quinze ans qui sont devenus des petits carnets d'intellectuels (oui, celui de Bruce Chatwin et d'Hemingway, vous aussi vous allez à la fnac). Une écriture bien serrée qui vise à recouvrir toute la page de signe trés trés serré, des notes, des impromptus, des ébauches d'histoires et des poésies avortées. Il faut bien admettre que mon approche de la fiction si elle ne pue pas encore la haine de soi, sent le foutre rance et renfermé des années d'adolescence. J'aurai honte d'infliger à un lecteur quelqu'oncque, comme toi O ami de passage sur ce blog ou sur cette terre, une telle vision de mes entrailles et de la guerre de tous contre tous que j'entreprenais de me livrer à moi-même.

Mais bon... je dois revenir là-dessus, j'ai lâché d'écrire, il y a un peu plus d'un an, et j'y suis revenu péniblement en redécouvrant le principal moteur de cet acte. Une cure à mon anxiété. Non pas, le fait de mettre des scènes et d'élaborer des fictions par écrit, mais bien le fait de griffonner à en perdre le langage. Les griffonnements continuent et la concentration dissippe cet état naturel anxieux qui m'accompagne au quotidien. La culpabilité s'évanouit pour quelques heures. Je redeviens occuppé et investit de moi.

Une de mes grosses erreurs a été une incompréhension d'une maxime de Céline : en bref, je croyais que pour bien écrire, on devait forcément écrire avec ses tripes. Faux. Mes tripes tout le monde s'en fout. Je comptais m'en servir pour simuler la tripe, mais çà aussi çà a foiré. Ma seconde erreur a été de croire que "ce qui ne tuait pas rendait plus fort". Pourtant on m'avait dit à la fac de lettres "Omnes vulnent, ultima necat." J'ai essayé de mettre tout çà en perspective. J'ai pas trés bien réussi... Mais enfin si tu es là aujourd'hui et que tu cherches une histoire, t'es bien tombé. Je raccourcirai peut-être des passages. J'ai pas envie de te raconter ma vie. C'est pas pour rien que je porte un masque... mais on va dire que c'est une histoire qui est arrivé à un trés bon ami à moi... et que ce trés bon ami à moi, me l'a raconté un matin en sortant d'un bar qui s'appellait le Polly Magoo (pas ce Polly Magoo là... l'autre celui d'avant). Le soleil se levait et on était enivré de vie et de bière et de toutes ces périphrases faciles qu'on trouvait dans les mauvais polars qu'on corrigeait à l'époque. On s'est posé en face de Notre Dame pour ressasser les épisodes de notre jeune camaraderie. Nous allions tout les deux devenir des jeunes auteurs éminemment connus, moi, grâce "tenebris muliebrum", une critique sociale mordante des moeurs adolescente de la classe moyenne sous la forme d'un slasher en forêt et lui, grâce à un récit, de dark cyberpunk japonais chantant les vertus du néo-libéralisme.
 Je me  souviens d'avoir vu ce gars alors ou alors ces cheveux roux, en premier. Un petit mec allongé par terre, la tête rentrée dans un blouson demi saison qui dormait la face contre le sol. On s'est rapproché un peu gênés.  J'avais toujours jusqu'alors limité mes contacts au maximum avec les gens qui dormaient dans la rue. Leurs manière insistante de demander de l'argnet me mettait mal à l'aise. Le fait que certains soient atteints conjointement de handicap physique et de tares psychologiques profondes me faisaient peur. La compagnie des manchots et des psychotiques m'est déplaisante. Les handicapés physiques et les schizophrènes m'inquiètent et me font peur. Je ne veux pas faire de discriminations dans mon court récit - il  est pratiquement terminé -juste vous expliquer comment mes réactions plutôt vive à l'idée de réveiller quelqu'un qui dormait dans la rue pour lui offrir le petit déj au café, ont été ont été déjouée par mon pote. Comment je me suis retrouvé à escorter prendre un café un type qui avait le visage strié de griffures.  Comment je me suis assis avec lui et commandé un café un pain au chocolat pendant qu'il me tentait en tremblant de me raconter son parcours.
 Grossièrement mon ami à jouer sur mon orientation politique opposé à la sienne quand je me suis détourné de la loque dans la rue, il a fait valoir que si on faisait rien, les seuls habilités à s'en occupper était soit les gendarmes soit les curés. Je suis tombé dans le panneau, et trois quart d'heure après je me supportais ce poids (et croyez moi un vieux poivrot, même malingre, çà pèse un âne mort).

Un peu après son deuxième café, Lans nous racontait ses diffilcutés tant bien que mal. Hélas, nous ne parlions pas trés bien aussi... Assez pour savoir que ce mec était revenu en France pour tuer Danny Boon qui avait nuit au développement du croyais-je... Jusqu'à ce que le gars nous lance un nouveau défi, nous ne pouvons rien faire.

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