Bon, je vais pas vous refaire la leçon sur ce que c'est... Si vous allez sur daily vous le saurez bien assez tôt.
Le détail qui tue c'est que c'est Mozinor qui l'a rajouté.
Bon, je vais pas vous refaire la leçon sur ce que c'est... Si vous allez sur daily vous le saurez bien assez tôt.
Le détail qui tue c'est que c'est Mozinor qui l'a rajouté.
J'ai arrêté de tenir ce blog à la con, donc je baisse dans les stats... Et moi, j'aime pas trop baisser dans les stats... Donc pour maintenir la tête haute et le niveau exceptionnel de ce blog qui défonce tout, j'ai choisi de vous faire part gratuitement de mes commentaires sur les Commentaires sur la Société du spectacle.
XI.
"On croit généralement que ceux qui ont montré la plus grande incapacité en matière de logique sont précisément ceux qui se sont proclamés révolutionnaires. Ce reproche injustifié vient d'une époque antérieure, où presque tout le monde pensait avec un minimum de logique, à l'éclatante exception des crétins et des militants ; et chez ceux ci la mauvaise foi souvent s'y mélait, voulue parce que crue efficace. Mais il n'est pas possible aujourd'hui de négliger le fait que l'usage intensif du spectacle a, comme il fallait s'y attendre, rendu idéologue la majorité des contemporains, quoique seulement par saccades et par fragments.Le manque de logique, c'est-à-dire la perte de la possibilité de reconnaître instantanément ce qui est important et ce qui est important et ce qui est mineur ou hors de la question ; ce qui est incompatible ou inversement pourrait bien être complémentaire ; tout ce qu'implique telle conséquence et ce que, du même coup elle interdit ; cette maladie a été volontairement injectée à haute dose dans la population par les anesthésistes-réanimateurs du spectacle. Les contestataires n'ont été d'aucune manière plus irrationnels que les gens soumis. C'est seulement que, chez eux, cette irrationnalité générale se voit plus intensément, parce qu'en affichant leur projet, ils ont essayé de mener une opération pratique ; ne serait-ce que lire certains textes en montrant qu'ils en comprennent leur sens. Ils se sont donné diverses obligations de dominer la logique, et jusqu'à la stratégie, qui est trés exactement le champ complet du déploiement de la logique dialectique des conflits ; alors ue tout comme les autres, ils sont même fort dépourvus de la simple capacité de se guider sur les vieux instruments imparfaits de la logique formelle. On n'en doute pas à propos d'eux ; alors que l'on y pense guère à propos des autres.
L'individu que cette pensée spectaculaire appauvrie a marqué en profondeur, et plus que tout autre élément de sa formation, se place ainsi d'entrée de jeu au service de l'ordre établi, alors que son intention subjective a pu être complètement contraire à ce résultat, car c'est le seul qui lui est familier : celui dans lequel on lui a appris à parler. Il voudra sans doute se montrer ennemi de sa rhétorique ; mais il emploiera sa syntaxe. C'est un des points les plus importants de la réussite obtenue par la domination spectaculaire.
La disparition si rapide du vocabulaire préexistant n'est qu'un moment de cette opération. Elle la sert."
Je me suis toujours frité avec un de mes bons amis à propos de Guy Debord et Bourdieu... Pour lui, c'est de la branlette. Pour moi, c'est un truc super bien écrit et super important... Je m'arrête sur cette histoire de vocabulaire et rhétorique, pas pour sermonner pendant des heures, mais la disparition de la syntaxe est arrivée avec le portable et le village planétaire. Mais on parlera de Mac Luhan demain...
Cette disparition de la syntaxe et du vocabulaire a remplacé sur .

C'est là panique chez les mauvais mimes...
Isidore Isou est mort le 28 juillet.
Encore une journée de niquée.
Faut lire Tourville les gars... Ou du moins l'acheter même si vous avez pas la patience que j'ai de vous taper les 700 pages souillées d'humour trash et détaché de ce truc... Sérieux, les mecs... Tourville, c'est le résumé brillant de cinq ans d'expérimentation de la télé réalité sur nos gueules... Il a tout vu le mec, c'est "décalé" et brillant... Moi, j'aime bien. Le personnage principal, il me rappelle un peu un pote que j'ai... Sauf que mon pote, il est intermittent de rien.